Renseignements pour la coopération avec l’ASAO

 L’ASAO, une ONG allemande, construit des écoles et des collèges au Burkina Faso dans les régions les plus défavorisées, surtout en brousse,  pour aider à développer un des plus pauvres pays du monde. L’association voudrait bien qu’il y ait autant de filles que de garçons dans les écoles et collèges construits par elle. A cause de cela, l’ASAO paie les fournitures scolaires pour toutes les filles des quatre premières classes des écoles primaires. Pour l’ASAO, le développement d’un pays n’est pas possible si  les deux sexes n’ont pas la même chance. Elle souhaite également qu’on donne des cours de planning familial aux élèves des collèges et à la population parce qu’il est impossible d’instruire tant d’enfants pour leur donner un meilleur avenir. En plus, l’ASAO voit un autre problème dans l’accroissement de la population: comment nourrir suffisamment une population qui grandit si rapidement?

Nous, l’ASAO, aussi bien que ses membres et ses sponsors, nous insistons que tous les élèves soient bien enseignés et que les enseignants s’engagent le mieux possible. Nous souhaitons que les bâtiments et les meubles soient bien entretenus et soignés par la population, les enseignants et les élèves.

Nous n’avons pas de jumelage avec une région ou avec un village, mais nous voulons conserver des relations amicales avec les villages où nous avons réalisé un projet. Chaque année, une délégation de l’ASAO se rend au Burkina Faso pour y visiter les projets, pour voir si tout est bien entretenu, si beaucoup d’arbres sont plantés et si les réserves financières pour le forage et l’éclairage sont payées.

Pour notre ministère aussi bien que pour les membres de l’ASAO, nous demandons aux directeurs d’établir une statistique sur la scolarisation des élèves dans les écoles et dans les collèges financés par l’ASAO et de les nous envoyer.  Nous sommes très intéressés d’apprendre ce que font les élèves après l’école ou le collège et quel est le pourcentage des élèves qui continuent (filles/garçons).

 Nos projets qui sont subventionnés par le ministère allemand pour le développement sont seulement réalisés en brousse et pas dans les grandes villes.

Puisque le statut de notre Association mais aussi les directives de notre ministère exigent de créer de nouvelles écoles pour diminuer l’analphabétisme, il nous est impossible de rénover une vieille école ou de construire seulement des logements.

Nous réalisons nous même nos projets. Nous ne donnons pas d’argent à des associations. Nous ne finançons pas de projets dont le fonctionnement et l’entretien ne seront pas assurés après la réalisation (par exemple une maison des Jeunes).

D’après notre statut, nous ne pouvons construire qu’un seul grand projet par village. C’est notre représentant, Monsieur SANOU Anselm, qui s’occupe de nos projets, qui ordonne, qui commande et qui paie toutes les factures directement de notre compte.

Nous réalisons seulement des projets si:

·         nous avons l’autorisation des autorités pour la construction d’une école ou d’un collège et si l’état burkinabè donne l’accord d’envoyer des enseignants,

·         les villages donnent gratuitement le terrain,

·         la population rassemble les agrégats nécessaires – sable, cailloux et pierres sauvages - pour la construction,

·         pendant la construction, au moins 5 personnes aident gratuitement l’entreprise ou le tâcheron,

·         la population qui profite d’un forage constitue  un fonds de réserve de 100.000 CFA par an pour pouvoir payer les réparations de la pompe ou l’achat d’un nouvel accumulateur et  nous rend compte des dépenses. Cette somme est à verser à un livret de caisse d’épargne dont uniquement deux personnes ont le droit de disposer,

·         la population plante beaucoup d’arbres (sauf l’eucalyptus) autour de tous nos projets et les entretient bien,

·         chaque élève plante et entretient un arbre par an pour attribuer à la lutte contre la désertification. L’ASAO paie le grillage pour la protection de la pépinière. Pour mieux protéger l’arbre et pour retenir l’eau, il faut ajouter une diguette autour de l’arbre.

Pour pouvoir demander une subvention à notre ministère, il nous faut les renseignements suivants (voir "Questionnaire"):

·         Est-ce qu’il y a déjà une permission de l’Etat pour réaliser le projet?

·         Y-a-t-il une association locale qui s’occupera de la construction et qui la surveillera? Quels sont les projets que cette association a déjà réalisés? Quel est son nom et combien de membres a-t-elle?

·         Le nom et l’adresse d’une personne qui sera responsable de la construction qui surveillera et qui sera capable de motiver la population à aider et à soutenir ce projet.

·         Quel est le pourcentage des enfants qui sont scolarisés?

·         Quelle est la distance à l’école prochaine?

·         Combien d’habitants habitent dans la région?

Pour les futurs projets, il faut s’adresser à notre représentant, Monsieur SANOU Anselm et lui envoyer les renseignements demandés. Nous réalisons nos projets seulement avec son accord.

Nos futures écoles primaires devraient être construites d’après le suivant:  le magasin s’y trouve à gauche (ou à droite) du bâtiment (pas au milieu) et a encore une porte d’entrée du côté. Au milieu du magasin, il y a un mur qui permet d’aménager un petit bureau qui est avancé jusqu’à la fin de la terrasse avec une porte qui donne sur celle-là. S’il y a encore une porte communicante entre le magasin et le bureau, on pourrait bien utiliser cette partie comme logement provisoire en cas que le troisième logement n’est pas encore terminé. Près de là, on pourrait construire la  cuisine scolaire qui devrait avoir la grandeur d’une cuisine pour les enseignants. Pendant notre voyage, nous avons souvent constaté que manque de vivres, on ne s’est souvent pas servi de la grande cantine scolaire. On devrait réfléchir si les parents d’élèves ne pouvaient pas donner du mil juste après la récolte. On pourrait déposer ces vivres dans le magasin et l’Association des parents d’élèves pourrait ainsi organiser les repas pour les élèves.

A cause des dégâts que nous avons souvent réalisés, nous ne finançons pas de plafonds et nous souhaitons qu’autour des classes et des logements beaucoup d’arbres soient plantés pour ombrager les bâtiments et pour créer un microclimat plus tolérable.

L’ASAO construit seulement trois logements pour les collèges et deux logements, tous de type F3, pour les écoles primaires. La population doit économiser l’argent pour pouvoir financer le dernier logement. Avec l’argent économisé, l’ASAO peut construire une autre école et ainsi aider à scolariser plus d’enfants.

Du moment que le ministère allemand accorde les subventions, nous devons tout de suite commencer avec la construction des écoles et du collège pour qu’au moins une classe soit terminée avant la rentrée scolaire en octobre  afin que les élèves puissent y accéder. Les autres bâtiments devraient être achevés au plus tard le 31 décembre de la même année.

Il faut bien nous comprendre si nous poussons assez fortement les actions. Tous nos projets qui sont subventionnés par notre ministère doivent être terminés et mis en fonction avant la fin de l’année.  Pour pouvoir bénéficier d’autres subventions l’année suivante, nous devons d’abord faire un rapport sur nos projets réalisés et sur leur fonctionnement. En cas de non-réussite, nous risquons une diminution des subventions aux dépens d’autres villages – ce que nous regretterions beaucoup.

Ensemble, nous – l’ASAO et la population burkinabè – réussirons à améliorer la situation et à créer un meilleur avenir dans votre pays!